Les panneaux solaires sont-ils encore rentables en 2026 ?
La prime a disparu et le surplus ne se vend presque plus. Le solaire reste intéressant, mais plus de la même façon : tout se joue sur ce que vous consommez vous-même.
Mis à jour le 6 novembre 2026 · 3 min de lecture

L'essentiel. La rentabilité repose désormais sur l'électricité que vous n'achetez plus, pas sur la revente. Une installation plus petite, bien calée sur vos usages, rapporte souvent mieux qu'une grande.
Ce qui a changé en juin 2026
Pour les demandes de raccordement déposées depuis le 5 juin 2026, la prime à l'autoconsommation n'existe plus et le surplus injecté est racheté 1,1 centime le kWh, sur 20 ans, avec une indexation de 2 % par an.
Dans le même temps, le kWh acheté au tarif réglementé coûte 0,2001 € (option Base, 3 à 6 kVA, depuis le 1er août 2026). Un kWh consommé sur place vaut donc environ 18 fois plus qu'un kWh revendu. Toute la logique d'un projet découle de cet écart.
Trois installations, trois résultats
Voici un calcul simple, à prix de l'électricité constant, avec 1 100 kWh produits par kWc et par an.
| Installation | Production par an | Part consommée sur place | Gain annuel |
|---|---|---|---|
| 3 kWc | 3 300 kWh | 70 % | environ 470 € |
| 6 kWc | 6 600 kWh | 50 % | environ 700 € |
| 9 kWc | 9 900 kWh | 35 % | environ 760 € |
Tripler la puissance ne multiplie pas le gain par trois : il augmente d'environ 60 %. Passé un certain point, chaque panneau ajouté part surtout sur le réseau, à 1,1 centime.
En combien de temps c'est rentabilisé ?
Les prix relevés en 2026 vont d'environ 6 000 à 10 500 € pour 3 kWc, pose comprise. À 7 000 € et 470 € de gain par an, il faut compter environ 15 ans à prix constant. Si le prix de l'électricité monte, ce délai se raccourcit.
Ce délai est à mettre en face de la durée de vie du matériel : 25 à 30 ans, souvent plus. Une fois l'installation remboursée, le gain continue, en dehors du remplacement de l'onduleur.
Ce qui fait vraiment la différence
- Votre présence en journée. Télétravail, retraite, enfants à la maison : la part consommée sur place grimpe.
- Vos usages déplaçables. Chauffe-eau, lave-linge et lave-vaisselle peuvent tourner à midi.
- Vos gros consommateurs. Pompe à chaleur, piscine ou voiture électrique absorbent la production.
- Le prix payé. Comparez le prix au kWc, à matériel équivalent.
Alors, faut-il se lancer ?
Oui, si le projet est dimensionné sur votre consommation réelle et non sur la surface de votre toit. Méfiez-vous de toute étude qui compte sur la revente pour atteindre sa rentabilité : c'est le signe d'un calcul qui date d'avant juin 2026.
Notre simulateur vous donne une première estimation pour votre toiture, et nous en validons ensuite les paramètres avec vous.


